La 45e rencontre des agences d’urbanisme s’est déroulé à Saint-Omer, les 9, 10 et 11 octobre 2024.
De l’espace public au sens de l’agora politique à celui d’espaces publics au sens des lieux publics, cette polysémie a reflété d’une certaine façon l’évolution des modes de vie et des sociétés à travers le temps. L’espace public a été un espace d’apparence, un espace incarné, un lieu de mise en visibilité. Il s’est révélé dans la parole et dans l’action. Les espaces publics ont été des lieux accessibles aux publics, arpentés par les habitants. Ils se sont matérialisés à travers des nuances de formes et de cultures urbaines : les rues, les places, les chemins, les avenues, les squares, les jardins, les berges, etc. Ces dimensions spatiales ont croisé des dimensions temporelles, renvoyant à la disponibilité, aux publics et aux usages.
La qualification d’espace(s) public(s) a émergé et s’est diffusée dans les années 60/70 lorsque la ville s’est adaptée à l’avènement de la voiture. À la même période, le mouvement artistique désigné aujourd’hui par le vocable « arts de la rue » a connu un bouillonnement avec la sortie des cadres conventionnels pour mettre en scène la ville et le paysage dans une conjugaison entre recherche esthétique et préoccupation de l’évolution du monde contemporain.
Les transitions – issues d’un contexte sociétal et environnemental marqué – auxquelles nous avons dû faire face ont révélé de nouveaux rapports et attentes vis-à-vis des espaces publics : crise sanitaire, perte de biodiversité, changement climatique, mouvements sociaux, enjeux sécuritaires, désimperméabilisation / renaturation, etc. C’est toute cette diversité des enjeux et la recherche de communs qui ont été explorées durant cette 45e rencontre nationale des agences d’urbanisme dans l’audomarois.
Découvrez l’ensemble des ressources concernant les thématiques des ateliers.