Rennes à l’épreuve du ralentissement. Politiques budgétaires resserrées, taux d’intérêt plus élevés, tensions commerciales mondiales : le climat économique est devenu plus lourd. Partout, en France, les pertes d’emplois se sont généralisées. Sur un an, en conservant son nombre de salariés privés, la zone d’emploi de Rennes résiste mieux qu’ailleurs, mais marque le pas entraînée par la conjoncture.
Aucun secteur n’est complètement épargné. Le secteur de la construction qui avait entamé une phase d’ajustement après des années de productions élevées continue de perdre des emplois, c’est également le cas du secteur de l’automobile qui demeure fragile. Les autres secteurs dont les services numériques ralentissent, parviennent à compenser les pertes d’emplois des autres secteurs. Les effectifs intérimaires accusent le plus important repli entre mars 2024 et mars 2025 (-12 %). Par ailleurs, le chômage progresse à 6,3 % dans la zone d’emploi de Rennes au premier trimestre.