La zone d’emploi de Rennes entre dans une phase de ralentissement. Dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques et une demande atone, l’économie locale marque le pas. Sur un an, la zone d’emploi ne crée que 20 emplois salariés privés même si le territoire conserve une position légèrement plus favorable que la moyenne nationale.
Le ralentissement se diffuse à l’ensemble de l’économie : l’industrie recrute moins, le transport-logistique en recul (-500 emplois), révélant un affaiblissement des flux, les services stagnent, le commerce résiste et la construction stabilise ses effectifs. L’intérim baisse (-3 %), confirmant la tendance.
Le marché du travail se tend. Le chômage progresse et le taux atteint 6,6 %, en deçà de la moyenne nationale. Les demandeurs d’emploi augmentent, surtout les jeunes. Les défaillances d’entreprises restent élevées. Quelques signaux plus favorables émergent, mais la trajectoire demeure fragile dans un contexte international incertain.