La colocation est une solution de logement de plus en plus courante chez les étudiants de Brest métropole, puisque près d’un sur quatre y aurait recours. Dans un marché locatif marqué par la rareté et le coût élevé des petits logements, elle semble s’imposer comme une alternative. Pour mieux cerner ce phénomène, l’Adeupa a mené une enquête auprès de 1 000 étudiants, complétée par des entretiens auprès de propriétaires et d’acteurs de l’immobilier brestois.
Les résultats montrent que la colocation séduit en effet principalement pour son loyer plus abordable : 310 € en médiane hors charges, contre 400 € pour un studio. La dimension conviviale compte aussi, même si un tiers des étudiants interrogés exprime des réticences liées au manque d’intimité, aux risques de conflits ou à des expériences négatives. La majorité des colocations rassemblent deux ou trois personnes, dans des T3 ou T4, concentrées notamment dans le centre-ville et le quartier de Bellevue.
Côté propriétaires, la rentabilité attire, mais les contraintes de gestion, la rotation élevée et un risque de saturation du marché incitent certains à se détourner de ce modèle. Selon les professionnels, l’offre dépasse en effet désormais la demande : le marché de la colocation serait en voie de saturation. Cela tend à confirmer qu’il s’agit principalement d’une solution temporaire et économique, adoptée par les étudiants en réponse aux difficultés d’accès au logement.