Les friches urbaines, souvent perçues comme des espaces vides ou de simples réserves foncières, peuvent pourtant jouer un rôle dans la conservation de la biodiversité en ville. Certaines d’entre elles constituent des habitats pour de nombreuses espèces, abritent des milieux à forte naturalité et représentent parfois les derniers espaces de nature au sein d’environnements fortement artificialisés. Cette note explore, sous l’angle de l’écologie, l’évolution des friches franciliennes sur près de 40 ans à partir du Mode d’occupation du sol (MOS), contribuant à approfondir la compréhension des interactions entre tendances foncières, politiques d’aménagement et enjeux de biodiversité en contexte urbain.