Lost in transition

La 40e Rencontre des agences d’urbanisme, organisée cette année en Ile-de-France par la Fnau et par L’Institut Paris Region (ex-IAU), s’intitulait « Lost in Transition », en clin d’oeil au film de Sofia Coppola, Lost in Translation, qui peignait le désarroi d’un acteur américain perdu dans la postmodernité d’une tour-hôtel de Tokyo. Dans un futur proche, un historien se penchera sur la multiplication des usages du mot « transition » à la fin des vingt premières années du xxie siècle et expliquera le pourquoi de ce recours à un vocable aussi neutre pour désigner des transformations et des ruptures parfois violentes, souvent peu visibles, certaines subies, d’autres pilotées par les politiques publiques nationales et locales quand d’autres encore sont seulement souhaitables : transition numérique, transition des mobilités, transition alimentaire, transition démocratique, transition énergétique, transition écologique…

Autres publications

Vers de nouveaux desseins périurbains

Longtemps décriés, parfois réhabilités, souvent caricaturés, les territoires périurbains restent trop fréquemment appréhendés comme un problème à corriger plutôt que comme une réalité à comprendre, voire à défendre. Trop étalés pour être vertueux, trop dépendants pour être autonomes, trop banals pour être regardés : ces jugements rapides ont masqué l’essentiel. Le périurbain n’est ni une marge, […]

...

Sous le foncier, des sols vivants

Longtemps considérés comme une simple surface à occuper ou à exploiter, les sols sont très souvent invisibilisés dans les politiques d’aménagement et la culture urbaine, alors même qu’ils constituent un patrimoine vivant, lent à se former, difficile à reconstituer et pourtant consommé à un rythme soutenu par l’urbanisation et les grands projets d’infrastructures. Ce regard, […]

...