Cette note vise à décomposer les facteurs explicatifs de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur Rennes Métropole entre 2010 et 2022, par secteur d’activité et par vecteur énergétique, en distinguant ce qui relève de la demande en énergie, de la météo, du contenu carbone des énergies et des émissions non énergétiques.
Entre 2010 et 2022, Rennes Métropole a réduit ses émissions de GES de 13 % alors que, dans le même temps, son développement démographique s’est poursuivi. Rapporté à la population, cela conduit à une baisse des émissions de 25 % en moyenne par habitant. La baisse s’explique à 56 % par l’effet météo (hivers plus doux), 38 % par la décarbonation des vecteurs énergétiques (électricité, réseaux de chaleur, gaz) et 6 % par les émissions non énergétiques.
Si la demande énergétique nette est globalement neutre sur la période, l’analyse met en évidence deux séquences contrastées. Entre 2010 et 2019, la demande progresse mais les émissions reculent grâce à la météo et à la décarbonation. En revanche, entre 2019 et 2022, tous les secteurs baissent sous l’effet conjugué de la sobriété, des gains d’efficacité et du choc des prix de l’énergie (post-Covid, Ukraine). Le transport routier amorce pour la première fois un recul important depuis 2019, tiré par une baisse des déplacements et l’électrification progressive du parc de véhicules.