Les déchets ménagers et assimilés en Île-de-France Le bilan régional de l’année 2024

maki_cross (image/svg+xml)

Après une forte baisse en 2023, la production de DMA en Île-de-France est restée stable en Île-de-France à 434 kg par habitant (incluant les déchets des petits professionnels) : 5,4 millions de tonnes de déchets ont été produits dans l’année. L’objectif de réduction du plan régional des déchets (PRPGD) pour 2025 semble à portée de main (429 kg/hab).

Dans le même temps, la collecte sélective continue sa progression, atteignant 63,5 kg par habitant. Cette augmentation est principalement due à une hausse de la collecte des emballages et papiers hors verre (+30 000 t). La collecte du verre continue de baisser (-6 600 t). La collecte sélective dépasse les objectifs du PRPGD mais reste bien en dessous de la moyenne nationale (82 kg/hab/an) et présente un taux de refus de tri élevé (27%).

La collecte des déchets alimentaires, dont la généralisation progressive avait été lancée il y a dix ans pour 2024, fait un bon et frise les 19 000 t. Près de 900 000 t selon les estimations demeurent cependant dans le flux des ordures ménagères résiduelles vouées à l’incinération.

La dynamique constatée cette année encore ne semble pas en mesure de briser le plafond de verre des collectes sélectives franciliennes peu performantes. Si le taux de recyclage progresse pour atteindre 26,1%, il parait loin de l’objectif européen de 50% qui avait été fixé pour 2020 (55% en 2025).

Le flux des ordures ménagères résiduelles progresse à 258kg/hab (+2kg/hab). Si on y ajoute les refus de tri, le tout venant de déchèterie et les encombrants en mélange, le ratio du « résiduel net » atteint 303 kg/hab cette année. Les déchets ménagers résiduels produits (3,8 Millions de tonnes) se maintiennent cette année bien en deçà des capacités d’incinération franciliennes (4,3 millions de tonnes). Ces capacités vont baisser à 4,07 millions de tonnes l’année prochaine avec l’entrée en service de la nouvelle usine d’Ivry et du troisième four de celle de Créteil. Les incinérateurs permettent la valorisation énergétique des déchets résiduels en produisant chaleur et électricité.

Le bilan des déchets ménagers et assimilés pris en charge par le service public francilien en 2024 est synthétisé dans un diaporama. Celui-ci présente les chiffres clés, une description des différents flux, les évolutions des ratios et tonnages depuis 2000, ainsi que l’état des lieux par rapport aux objectifs réglementaires.

Autres publications

Diagnostics économiques sensibles de quartiers. Dans le cadre des Quartiers Métropolitains d’Innovation (QMI)

L’Institut Paris Region réalise des diagnostics économiques sensibles pour aider les collectivités à mieux comprendre les ressentis des usagers (habitants, salariés, commerçants) et éclairer des enjeux tels que l’économie locale, le cadre de vie ou l’apaisement des espaces publics. Ces démarches, fondées sur des méthodes sensibles et d’intelligence collective, débouchent sur des propositions partagées pour […]

...

Prendre en compte la biodiversité dans les opérations d’aménagement. Guide de recommandations et d’évaluation

Dans un contexte réglementaire toujours plus exigeant (entre la loi Biodiversité de 2016, la loi Climat et Résilience de 2021, l’objectif ZAN fixé par la loi de juillet 2023 et le règlement européen sur la restauration de la nature, entré en vigueur en 2024), une transformation profonde et systémique des pratiques d’aménagement devient indispensable. Pour […]

...