Dans les politiques de l’habitat, l’estimation des besoins en logement repose principalement sur des méthodes quantitatives (point mort, Otelo, programme de recherche “Besoin en logements à l’heure de la transition écologique”) où toute chose étant égale par ailleurs, il est fait peu de cas de savoir si les nouveaux actifs nécessaires au bon fonctionnement économique du territoire trouveront à se loger ou pas.
Pourtant, de nombreux territoires font face à ce même constat : des offres d’emploi ne trouvent pas réponse en raison d’un manque de logement à la location ou d’un niveau de prix à la location et à la vente sans commune mesure avec le niveau de salaire proposé. Cette préoccupation a conduit Action Logement à réaliser une étude sur les « besoins en logement des salariés en Nouvelle-Aquitaine » auprès des établissements de plus de 50 salariés. Elle a permis une prise de conscience collective.
à cela s’ajoute le fait que de nombreux départs à la retraite sont à venir, impliquant une augmentation des recrutements sur le territoire, et questionnant ainsi la capacité à se loger des nouveaux salariés pas obligatoirement logés sur le territoire, sachant que les retraités ne libéreront a priori pas leur logement.
La DREAL Nouvelle-Aquitaine et la DREETS, soucieuses de cette situation pour les entreprises de moins de 50 salariés ont demandé à l’AUDAP d’approfondir la réflexion à travers une démarche exploratoire visant à définir une méthode de quantification des besoins en logement des actifs en zone tendue.
Initialement engagée auprès des établissements de 10 à 49 salariés afin de compléter l’étude menée par Action Logement, cette démarche a été étendue, lorsque cela était possible, à l’ensemble des établissements. Elle se focalise sur les salariés en CDI et CDD et écarte volontairement les saisonniers pour lesquels des méthodes et des réponses spécifiques peuvent être déjà développées.