Depuis la période post covid la France est entrée dans une crise aigüe du logement dont les ressorts sont profonds et multi-factoriels. En effet, contrairement aux crises conjoncturelles précédentes comme la crise de 2008 les difficultés ne se limitent pas à la production du logement neuf. L’accessibilité au logement dans son ensemble est questionnée : l’achat immobilier est rendu difficile par des prix élevés et le retournement des taux.
Parallèlement, accéder à un logement locatif privé devient de plus en plus difficile, que ce soit par les loyers élevés ou peut-être plus encore par le faible niveau de l’offre proposée sur le marché. Le système entier est grippé et les difficultés de chaque segment impactent les autres en cascade.
Dans ce contexte, avoir un regard sur le parc social apparait nécessaire. Si le parc privé devient inaccessible, le parc social peut-il jouer un rôle refuge ? Le parc social français a souvent été cité comme un amortisseur des crises. Mais face à des difficultés plus profondes qui touchent une frange de moins en moins marginale de la population, le parc social a-t-il réellement la capacité de jouer ce rôle ?
à l’échelle nationale, le territoire du Sud-Aquitain est un territoire historiquement moins doté en logement sociaux. C’est notamment pourquoi depuis 10 ans l’offre y a fortement progressé, deux fois plus qu’au niveau national (respectivement +29 % et +13 %). Cela suffit-il à contenir la demande HLM ? Non, bien au contraire puisque la progression de la demande a été dans le même temps de +66 % contre +47 % au niveau national.
Comment expliquer une telle réalité ? Quelles sont les motivations des demandeurs ? Quelle traduction territoriale ? Ce sont les questions auxquelles s’efforce de répondre L’a Note.