La métropole du Grand Paris compte 313 immeubles de grande hauteur (IGH), dont près des trois quarts ont été construits entre les années 1960 et 1980. Ce patrimoine urbain et architectural représente 5,7 millions de m² de bureaux, soit 13% de l’ensemble des surfaces tertiaires de la métropole concentrées dans seulement 158 bâtiments, auxquels s’ajoutent plus de 32 000 logements et près de 500 000 m² d’hôtellerie.
Le vieillissement structurel d’une large partie de ces immeubles, l’évolution des modes de travail, la vacance d’une partie du parc tertiaire et le renforcement des exigences environnementales interpellent le devenir de ces architectures dans un contexte où les enjeux de réhabilitation, de transformation et de réutilisation priment.
En parallèle de l’analyse inédite des caractéristiques des évolutions intervenues au cours des dernières décennies dans les secteurs des bureaux, du logement et de l’hôtellerie, un travail exploratoire réalisé avec l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Val de Seine (ENSAPVS), interroge le potentiel de transformation des tours de bureaux en programmes d’hébergement. À partir d’un corpus de seize immeubles étudiés dans le cadre d’un atelier de projet, elle développe une méthode d’analyse fondée sur cinq indicateurs portant sur la hauteur, la forme, la lumière naturelle, l’organisation des noyaux et le poids carbone.