Concept né au Royaume-Uni dans les années 90, les industries culturelles et créatives ont rapidement occupé une place de prédilection dans des métropoles en quête d’attractivité au point de devenir une « pensée magique » de la compétitivité territoriale. Sont-elles pour autant condamnées à rester des vitrines économiques de territoires hyper-urbains privilégiés ? Dans le contexte anthropocène actuel et les crises qui s’y rapportent, les industries culturelles et créatives ne pourraient-elles pas constituer un formidable outil de recomposition culturelle et de transitions pour une multitude de systèmes territoriaux ? L’hypothèse est intéressante à explorer, particulièrement dans un territoire comme celui de Clermont-Ferrand et du Massif central déjà engagé dans une dynamisation collective de ce secteur d’activité.